L’alliance « Non au nucléaire » reconnaît les efforts des BKW FMB d’assurer un approvisionnement électrique durable de la Suisse et attend d’en avoir la preuve. L’alliance ne comprend par contre pas du tout pourquoi les FMB BKW veulent continuer à exploiter la centrale de Mühleberg jusqu’en 2022. L’alliance exige en outre que les BKW FMB retirent la demande, pour l’instant suspendue, de construire une nouvelle centrale nucléaire qu’elles aimeraient nommer Mühleberg II.
Les FMB BKW ont compris que les temps changent et prévoient – contrairement à Alpiq et Axpo – d’adapter leurs infrastructures à une production électrique décentralisée. Dans sa nouvelle stratégie intitulée « après Mühleberg », elles veulent miser sur l’efficience énergétique, les énergies renouvelables et les réseaux de distribution intelligents. « C’est louable, » déclare Jürg Buri, président de l’alliance « Non au nucléaire » et directeur de la Fondation suisse de l’énergie (SES), « mais il faut maintenant que ces louables paroles soient suivies de preuves tangibles. »
Un avenir énergétique sans énergie nucléaire
Les BKW FMB continuent pourtant à miser sur l’énergie nucléaire, comme le montre le cas de Mühleberg dans lequel les FMB BKW ont en effet l’intention de contester le verdict du Tribunal administratif fédéral (TAF) au Tribunal fédéral. Cela montre que les FMB BKW mettent leur profit au-dessus de la sécurité de la population. Le fait que la demande de construire la centrale nucléaire de Mühleberg II, pourtant suspendue, n’ait toujours pas été retirée le montre bien aussi. « Si les BKW FMB veulent être crédibles, elles doivent retirer la demande d’autorisation générale de construire la centrale nucléaire de Mühleberg II, » conclut Jürg Buri.
