En Europe, les plans pour de nouvelles centrales nucléaires se transforment en piles de vieux papier. Le gouvernement bulgare a renoncé, par exemple, à faire construire un réacteur au bord du Danube et les groupes d’électricité allemands E.on et RWE se sont retirés de plusieurs projets prévus en Grande-Bretagne.
La raison commune au retrait de ces deux projets est les coûts élevés. En Bulgarie, les exigences de l’entreprise russe de construction de centrales nucléaires n’ont cessé d’augmenter depuis le début des travaux jusqu’à ce que le gouvernement tire la sonnette d’alarme. RWE et E.on ont également indiqué qu’ils se retiraient de leurs projets de construction en raison des prix bas de l’électricité, des retards excessifs et des coûts exorbitants. A l’origine, les deux géants de l’électricité projetaient de construire cinq ou six réacteurs par le biais d’une entreprise commune. Mais E.on prévoit finalement de privilégier les investissements dans des sources d’énergie renouvelable en Grande-Bretagne, celles-ci promettant un rendement plus rapide.
Même la France, traditionnellement favorable au nucléaire, veut davantage miser sur l’énergie éolienne. En cas de victoire aux élections, le candidat à la Présidence de gauche, François Hollande, a promis de mettre à l’arrêt la moitié des réacteurs français à moyen terme.
