De l’eau de refroidissement contaminée s’échappe encore des ruines de la centrale nucléaire de Fukushima. De multiples fuites apparaissent dans les installations de traitement, provoquant des rejets d’eau dans la mer. De plus, le niveau de l’eau de refroidissement à l’intérieur du réacteur 2 est largement inférieur que la valeur escomptée.
En mars, une étude par endoscope a montré que le niveau d’eau ne dépassait pas plus de 60 centimètres environ. Les experts supposent que les cuves sous pression du réacteur ne seraient pas étanches. A l’origine, l’entreprise exploitante Tepco pensait que le niveau d’eau était de dix mètres. Les valeurs de radioactivité mesurées autour du cœur du réacteur sont tellement élevées qu’elles peuvent être mortelles. Le fait que la centrale nucléaire soit stabilisée avec l’arrêt à froid des réacteurs, comme l’affirme le gouvernement japonais, demeure controversé. D’après l’expert en énergie nucléaire Stefan Füglister, la quantité d’eau de refroidissement qui se trouve à l’intérieur du deuxième réacteur est insuffisante pour prévenir d’autres fusions du cœur du réacteur. En revanche, bien que l’eau de refroidissement qui s’écoule soit, certes, fortement diluée dans la mer, elle se retrouve dans la chaîne alimentaire maritime. A l’heure actuelle, il est très difficile de prévoir les conséquences que pourraient avoir ces fuites.
Article dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung FAZ (en allemand)
